Posts Tagged ‘Web 2.0 et Bibliothèques’

Biblioroots dans Archimag !!!!

// septembre 22nd, 2009 // 1 Comment » // Web 2.0 et Bibliothèques

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Je me suis permis de reproduire l’article d’archimag pour lequel j’avais été « interviewé » par Guillaume Nuttin qui s’est montré très sympathique avec moi (cliquez sur les photos pour pouvoir lire).
J’en profite pour préciser que mon prénom se prononce bien « yoan » mais s’écrit Johann avec un J ;-)
Pour que tout celà soit plus complet et parce que mon avis peut peut être vous intéresser je vous reproduis mes réponses aux questions de Guillaume (en rouge)

Ne pensez-vous pas que certaines techniques pratiquées par les consultants, notamment en terme de recueil des besoins, nécessitent une pratique et une expertise dédiée ?

Si, en fait je pense que parfois, la méthode utilisée est un peu stéréotypée. De type état des lieux de l’existant / proposition d’axes de travail / choix des élus / AMO.

Même si je ne connais pas tout les cabinets, j’ai l’impression qu’on tourne autour de ce genre de modèles. Ces modèles, qui ont du bon certes, (permettre de prendre du recul, d’affronter certaines réalités, de ne pas bruler les étapes administratives ou « brusquer les élus »…) mettent parfois un peu de coté une réalité plus pragmatique (pratiques des agents, vécu et compétences des individus, publics et spécificités locaux…). Je pense aussi que le personnel n’est parfois pas assez associé à ces démarches (étude commandées par la hiérarchie ou le politique). Il me semble bon d’ajouter que l’approche de certains sujets plus pointus (publics spécifiques, informatique documentaire, formation interne et transferts de compétences, recueil des besoins…), pourraient gagner à être traitées de façon plus « experte » (presque sous un angle de « recherche » locale avec des méthodes différentes et approfondies).

Et comment avoir le recul nécessaire à tout analyse de l’existant et à tout travail de préconisation quand on est à la fois prescripteur et acteur  ?

Même si je n’ai pas de « doute » sur l’intégrité des consultants, il est évident, à mon avis, qu’il est parfois difficile pour eux de garder toute impartialité. Nous sommes sur des terrains à la fois politiques, économiques et culturels et chaque décision (voire chaque formulation) peut avoir des conséquences à long terme (avenir politique de l’élu, notoriété du cabinet…). N’oublions pas qu’on « commande » une étude… Le reste devient alors un subtil mélange. Il faut savoir faire preuve de diplomatie tout en jouant son rôle d’expert. C’est une des raisons pour lesquels plusieurs axes ou différents calibrages sont souvent proposés par les cabinets qui réalisent des études.

N’est-ce pas avant tout l’affaire d’une minorité, d’un happy-few de bibliothécaires [les biblioblogueurs] ? Car une grande partie de la profession demeure rétive et encore peu compétente en technologies de l’information, non ?

Là je suis un peu d’accord, c’est pourquoi je pense qu’on est loin de pouvoir dire qu’on va se passer des cabinets d’experts en ingénierie culturelle ou autres. A moins que l’on ne forme une cellule par exemple de la DRAC ou du ministère, qui aurait ce rôle d’expertise auprès des collectivités. Ce qui permettrait d’éliminer le biais du rapport économique qui s’établit forcément entre un cabinet et son client. Mais ceci n’est qu’une idée….

Maitriser les technologies dites 2.0 (RSS, réseaux sociaux, blogs, wikis, voir CMS) constituent-elles une base suffisante en terme d’informatique documentaire pour se passer du recours à un cabinet de conseil ?

Pour développer des services dits 2.0 (je parle d’un blog, d’une présence sur les réseaux sociaux, d’une communication plus proche du « web marketing ») ; avec du temps, de l’investissement, et du travail en équipe, je pense que oui. Pour ce qui est du reste, de l’informatique documentaire pure (SIGB par exemple), il faut plus de compétences spécifiques et différentes (ingénierie documentaire, compétences en bibliothéconomie et en informatique documentaire type unimarc, Z3950 …).

Se passer d’un cabinet de conseil, d’accord, mais pas encore possible de se passer des services d’un intégrateur ?

Tout dépend aussi des compétences et du temps disponible en interne. Il y a de l’humain là dedans et chaque « biblio blogueur » à un profil différent, est entouré d’un contexte politique et d’équipes de travail différents et réalisera donc des choses différentes. Seul dans une bibliothèque je ne pourrais me passer des services d’un intégrateur. Peut-être qu’en réunissant une vraie équipe autour de ce projet on pourrait y arriver. J’insiste sur les compétences. Pour se passer de quelqu’un il faut avoir intégré son savoir faire en interne (ressources humaines). Il n’y a pas de miracle. Je pense qu’à l’heure actuelle peu de bibliothèques sont capables d’assurer elles même cette charge de travail.

Ne confond-on pas montée en compétence technique et geekerie ( si je puis me permettre :o ) ?

Cela dépend qui, pour ma part je fais la différence entre ma geekerie présumée ou avérée et mes compétences techniques réelles. Je dirais plutôt que la question est désormais posée en ces termes : Est ce qu’aujourd’hui la « geekerie » n’est pas en passe de devenir une compétence recherchée parmi d’autres pour les bibliothécaires qui s’occupent, de près ou de loin, de choses numériques…… En fait on pourrait même se demander ce qu’est la geekerie : un hobby ? une compétence ? et où s’arrête la geekerie et où commence la compétence ?

Je pense que cette question peut déjà sous entendre que le biblio geek est regardé comme un amateur ou un bidouilleur par ceux qui ne sont pas de ce « monde ». Ce qui pose toute la question de notre crédibilité non pas auprès de nos collègues proches mais auprès de la hiérarchie ou des élus qui parfois ne touchent que du bout des doigts les réelles problématiques de société que le Web 2.0 à mis sur la table.

Bien Twitter en 7 leçons

// juin 16th, 2009 // 5 Comments » // Outils de travail, Web 2.0 et Bibliothèques

Après avoir pris le temps de débroussailler la twittosphère avec deux articles qui ont eu un certain succès (voir ici et ), j’ai décidé de faire un court article qui vous permettra d’acquérir les bases pour « bien twitter » . C’est-à-dire twitter efficacement afin d’optimiser sa veille et mieux diffuser ses informations.

J’ai décidé d’aborder des points simples mais pour moi fondamentaux… Des points qui font que, pour moi, twitter est un outil de communication pratique et unique, un canal qui se concentre sur le message et permet en 140 caractères (qui peuvent être autant de liens hypertextes)… et bien, de toucher potentiellement la terre entière (je sais je rêve… mais il faut tenter l’impossible pour savoir ou le possible s’arrête).

Voici donc 7 règles, qui permettront surtout aux débutants d’aller à l’essentiel, pour ne pas « galérer » ou trouver twitter indigne d’intérêt…


Tout d’abord règle n° 1 :

Pour bien twitter … UTILISEZ FIREFOX… Je sais je suis insistant, mais Firefox est pour moi le seul navigateur, « the chosen one », l’élu de mon cœur et de celui de nombreux internautes !

Je ne m’étale pas sur les avantages de Firefox en matière de navigation, de sécurité, de gestion des favoris et de personnalisation, car internet fait les louanges du petit renard roux au quotidien et que Google est désormais votre ami ;-) !

Je passe donc à la règle numéro 2 qui découle directement de la règle numéro 1 :

Twittez en utilisant une extension de Firefox qui vous facilitera la tache (pas besoin d’onglet ouvert pour twitter, tout se gère via l’extension). Pour ma part j’ai choisi Twitterfox, très facile à utiliser et à paramétrer. Cette extension permet d’utiliser les fonctions de bases de twitter (retweet, messages directs, et @replies). Pour les réfractaires, il y a aussi un module Netvibes assez au point qui permet de se passer d’une extension.

Capture de Twitterfox

Twitterfox

Twitterfox

Règle numéro 3

Naviguez par onglet :

Pour lire les multiples informations envoyées par vos followers, utilisez la fonction « ouvrir dans un nouvel onglet » accessible par clic droit sur un lien. De cette manière vous pourrez garder sous le coude une info que vous désirez lire ultérieurement. Ainsi, la baisse de concentration et de productivité dans votre travail induite par l’usage de twitter reste modérée. D’ailleurs lorsque je fais ma veille RSS sur mon Netvibes, je fonctionne également ainsi, je parcours tout les titres thèmes après thèmes et j’ouvre chaque lien dans un nouvel onglet. De manière à le conserver pour y revenir plus tard.

Règle numéro 4 :

Participez :

N’hésitez pas à retweeter les articles, réflexions et liens qui vous semblent intéressants. En effet, retweeter un lien ne coute que deux clics, mais pourra toujours servir à quelqu’un, quelque part au milieu de la twittosphère. Ne négligez jamais les « effets de réseau » « non prévus ». Chaque tweet peut être vu comme une bouteille à la mer qui trouvera un jour son destinataire, d’ailleurs c’est la raison pour laquelle Twitter est multi usages (demande de renseignements, vente d’objets, partage de lien…), ce n’est qu’un canal … Vous faites le message.

Règle numéro 5 :

Partagez :

N’hésitez pas et faites partager votre veille via twitter. Vous verrez on y prend très très vite gout ;-) . Pour ne pas vous embêter, utilisez des services qui permettent de réduire les URL afin d’optimiser l’usage du nombre de caractères autorisé par Twitter (à savoir 140). Pour ma part et après le test de divers services j’ai choisi d’ajouter l’extension Is.gd à mon Firefox. D’un simple clic droit il permet de convertir la page actuelle en « petite URL » et de la copier dans le presse papier. Ensuite un simple « clic droit / coller » dans le champs de saisie de Twitterfox permet de twitter un lien. C’est ainsi que je fonctionne pour partager mes liens et notamment pour alimenter le « Twitter Sound System » sorte de partage de mon écoute musicale en temps réel via twitter.

Règle numéro 6 :

Ne restez pas seuls !!! Twitter, comme toute plateforme sociale n’a d’intérêt que dans la multiplicité des contacts et des communautés que vous rejoindrez. Il faut une masse critique d’information pour pouvoir retirer 10 à 20 % de pépites qui vous seront réellement utiles. Ainsi n’hésitez pas à suivre de nombreuses personnes quitte à refaire des tri sélectifs lorsque vous serez envahi d’info (arrrrgjhhhh je me noie !).

Utilisez aussi la Twittsearch (moteur de recherche dans les twitt en temps réel) pour découvrir de nouvelles sources ou vous informer d’évènements récents. N’hésitez pas à comparer les résultats avec d’autres moteurs pour voir et vous faire votre opinion (Revolution en Iran, Crash de l’airbus…).

Rejoingez aussi des Twibes sorte de tribus de twitteurs autour de centres d’intérêt communs (ex : http://www.twibes.com/group/librarians)

Ne négligez pas non plus les hashtag, sortes de mots clés précédés par un # qui permettent de fédérer et de lier les twitt et les twitters d’un même sujet.

Ils facilitent l’indexation des contenus et donc leur recherche. (essayez par exemple #iranelection ou #rmll par exemple) …

Règle n°7 :

Liez (ou linkez)  :

Twitter est un outil qui vient compléter d’autres outils du Web 2.0. Il est possible via divers services Web, de lier son compte twitter à son compte Facebook, d’intégrer Twitter dans son blog, ou encore de partager des photos directement via twitter (services Twittpic , yfrog…).

Twitter n’est qu’un élément parmi d’autres dans une stratégie globale de « communication web » ou de veille technologique…

Voilà je ne m’étale pas et je voulais absolument être clair concis et aller à l’essentiel pour permettre aux hésitants de foncer… N’hésitez pas à me suivre ainsi que les autres biblioblogueurs. Vous serez aidés et acceptés bien volontiers dans notre communauté…

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