Publié le 21 jan 2012 — par Biblioroots Catégories Musique numérique
Bonjour à tous,
Je me suis mis en tête de tester la plateforme de blogging « facile » Tumblr, une des plus en vogue actuellement.
Cela me donne l’occasion de réaliser quelque chose qui me faisait envie depuis longtemps, la création d’un site uniquement dédié à ma passion musicale, plus personnel …
Je vous invite, si vous êtes intéressés par des découvertes musicales à me suivre à cette adresse :
Au boulot je suis de plus en plus occupé par mes acquisitions et tout le travail préparatoire à faire pour anticiper l’ouverture de la médiathèque, et donc, je blogue un peu moins …
Je reprends quand même ma virtuelle plume pour parler de deux artistes que mes followers de Twitter connaissent peut être déjà.
Il s’agit de Geoffrey Gurrumul Yunupingu et Boubacar « kar kar » Traoré, que je n’ai découvert que très récemment…
Comme nous parlons de musique, je ne vais pas m’étendre et après un petit topo sur les deux artistes vilainement pompé sur Wikipédia, je vous laisserai écouter nos deux pépites et savourer ces instants qui suspendent le temps !!! (raaah le poète !!!)
Geoffrey Gurrumul Yunupingu est un artiste Aborigènes d’Australie aveugle de naissance et multi instrumentiste… Son chant est profond et puissant, les paroles inspirées et la simplicité qu’il peut dégager impressionne.
De nombreux artistes commencent à collaborer avec lui, et son premier album studio « Gurrumul » est déjà sorti, distribué en France par Naïve. Pour les curieux plus d’infos sur lui ici, là ou encore là !
Mais place à la musique avec une version live de la chanson « Gurrumul History / I was born blind« .
Quand à Boubacar « Kar Kar » Traoré , l’article de wikipédia étant plus complet, je vous en copie l’introduction :
(né en 1942 à Kayes, au Mali) c’est un chanteur renommé, guitariste et compositeur de chansons. Il est surnommé « Kar Kar » (« casser-casser »), en référence au dribble du football qu’il pratique assidument et avec un certain talent pendant sa jeunesse. Il est apparu dans les années 1960. Il était une vedette au Mali et un symbole du pays nouvellement indépendant (voir histoire du Mali). Ses chansons, très populaires, chantent l’avènement du Mali indépendant et de son président, Modibo Keita. Cependant, il n’a effectué aucun enregistrement, et comme il n’y avait aucune redevance payée aux musiciens, il reste très pauvre et a dû travailler pour joindre les deux bouts.
Lorsque Modibo Keita est renversé par Moussa Traoré en 68, Boubacar Traoré, considéré comme un artiste du régime précédent, va disparaitre des ondes. Sa popularité s’étiole, jusqu’à son retour surprise à la télévision en 1987, alors que tout le monde le croyait mort.
Après la mort en couches de sa femme en 1989, il émigre en France et effectue des travaux dans la construction pour subvenir aux besoins de ses six enfants. A ce moment-là, un producteur britannique découvre une bande de ses enregistrements radio à Bamako, se met à sa recherche en France et lui fait signer un contrat. Son premier album, Mariama, sort en 1990. Depuis lors, Traoré connait la popularité internationale, voyageant de l’Europe à l’Afrique et en Amérique du Nord. Boubacar Traoré était le sujet en 2001 du film je chanterai pour toi de Jacques Sarasin, sorti en DVD en 2005 et du livre Mali Blues de Lieve Joris, aux éditions Actes Sud.
Un parcours de vie qui impose le respect, parfaitement retracé dans le documentaire « Je Chanterai pour toi » , de Jacques Sarasin grâce auquel j’ai pu découvrir l’artiste, je vous le recommande chaudement…
Voici d’ailleurs un extrait de ce documentaire qui vous donnera un aperçu de l’artiste, just listen close ya eyes and enjoy the vibe
Bonjour à tous, c’est déjà la rentrée et le blog était un peu en pause …
Vacances obligent, il faut un peu décompresser de temps en temps et décrocher d’une vie de procrastination et du mode « no-life » de l’année (et puis il faut prendre des couleurs c’est bon pour la santé ) !!!
J’ai donc décidé de repartir en douceur en évitant le sujet « friendfeed », et je ne parlerai même pas du « Google book search Buzz ».
Rien de tout ça donc pour la reprise de Biblioroots.fr, mais une sélection de 2 artistes à découvrir ou redécouvrir avec plaisir.
On commence avec deux artistes qui pourraient représenter plus ou moins « le Nu hip hop » !!!
En plus du désormais célèbreKid Cudi, vous n’êtes pas sans savoir que toute une nouvelle scène du Hip Hop US est en train d’émerger avec des artistes commeAsher Roth, Wale, Drake, Big Sean ……. pour ne citer qu’eux.
Après 35 ans de carrière en Afrique de l’Ouest, Victor Démé chanteur de « blues africain » est enfin repéré et signé pour son premier album européen par le label Makasound.
Petit Label Français indépendant, Makasound c’est fait d’abord connaitre par de nombreuses rééditions de classiques jamaïquains oubliés ou méconnus (Winston Mc Anuff, Linval Thompson, The Meditations), puis par la production d’album de qualités comme la série acoustique « Inna de yard », différents albums de Winston Mc Anuff ou encore de groupe prometteurs comme Tu Shung Peng. Plus récemment ce label à signé les pépites africaines Victor Démé et Takana Zion, la nouvelle révélation du Reggae Guinéen protégé de Tiken Jah Fakoly.
Mais plutôt que de m’étendre je vous laisse découvrir Victor Démé, et sa voix profonde et émouvante sur le titre Djon Maya. Un artiste et un label à soutenir pour leur travail sincère…
C’est tombé ce matin et je ne pouvais m’empêcher d’en parler, Numerama.com annonce après plusieurs jours (semaines ??? de rumeurs ici ou là) que Itunes, via un catalogue nommé Itunesplus abandonne progressivement les DRMen accord avec les principales maisons de disques.
Comme je l’avais expliqué notamment dans ma dissertation qui m’a permis d’obtenir le concours de Bibliothécaire, ce qui devait arriver arriva. Face au développement du peer to peer (emule, bitorrent et j’en passe) mais surtout à l’explosion récente des différentes formes de partages en ligne et du streaming ( téléchargement via « filehosting » comme mégaupload, zshare, mediafire, rapidshare….), les DRM étaient condamnés à mort pour quiconque pratiquait et réfléchissait un tant soi peu sur les « musiques numériques » (à part peut être les millionnaires…). En effet ils cassaient tout le coté « pratique » du format numérique, une des raisons de son adoption massive (facilité de copie, d’échange de partage et de transfert partout et tout le temps)
Après Amazon, qui avait « cassé la baraque » avec une offre sans DRM, c’est bien le leader de la vente de musique en ligne qui cède enfin … après avoir investit dans le développement d’un DRM Apple propriétaire. C’est un comble, les actionnaires doivent être ravis !!!
Enfin pour le consommateur, c’est vraiment pas plus mal. En effet, quelle aberration contraire même aux principes de l’économie de marché de ne pas disposer librement de ce que l’on consomme !!!!!!!!!!
En effet, ce que vous achetez normalement vous en faites ce que vous voulez (libre à vous par exemple de planter votre Audi dans un mur ou de faire bruler votre livre ou votre téléphone portable non ??? car vous en êtes légitimement et légalement propriétaire !).
Espérons maintenant, que les tarifs des morceaux se mettent à baisser et que celà donne des bonnes idées à Apple dans sa gestion du « matériel » (je parle des protections peu supportables des Iphone et/ou des Ipod).
Je n’achète jamais de musique sur Itunes bien que j’ai un Ipod, mais je le ferai surement beaucoup plus volontiers si les titres sont peu chers, de bonne qualité et surtout sans DRM.
Bien évidemment dans l’absolu je suis plus pour une licence globale couplée à une diversification des modèles économiques de la musique.
Le problème c’est que l’industrie met beaucoup de temps à s’adapter, et surtout à accepter les évidences pour s’adapter à sa cible de consommation, ce qui lui est dommageable à moyen et long terme (en matière de gros bénéfices de gros sousous !!). Ca leur fait mal mais ils commencent à accepter car celà devient tout simplement une des conditions de leur survie même !
Encore une fois c’était donc reculer pour mieux sauter … quelle sera la prochaine étape ?