World Music : Geoffrey Gurrumul Yunupingu et Boubacar kar kar Traore

Publié le 30 Oct 2009 — par Biblioroots
Catégorie(s) Coups de Coeur, Musique numérique, Personnel

Aaah ça faisait longtemps !

Au boulot je suis de plus en plus occupé par mes acquisitions et tout le travail préparatoire à faire pour anticiper l’ouverture de la médiathèque, et donc, je blogue un peu moins …

Je reprends quand même ma virtuelle plume pour parler de deux artistes que mes followers de Twitter connaissent peut être déjà.

Il s’agit de Geoffrey Gurrumul Yunupingu et Boubacar « kar kar » Traoré, que je n’ai découvert que très récemment…

Comme nous parlons de musique, je ne vais pas m’étendre et après un petit topo sur les deux artistes vilainement pompé sur Wikipédia, je vous laisserai écouter nos deux pépites et savourer ces instants qui suspendent le temps !!! (raaah le poète !!!)

Geoffrey Gurrumul Yunupingu est un artiste Aborigènes d’Australie aveugle de naissance et multi instrumentiste… Son chant est profond et puissant, les paroles inspirées et la simplicité qu’il peut dégager impressionne.

De nombreux artistes commencent à collaborer avec lui, et son premier album studio « Gurrumul » est déjà sorti, distribué en France par Naïve. Pour les curieux plus d’infos sur lui ici, ou encore !

Mais place à la musique avec une version live de la chanson « Gurrumul History / I was born blind« .

Quand à Boubacar « Kar Kar » Traoré , l’article de wikipédia étant plus complet, je vous en copie l’introduction :

(né en 1942 à Kayes, au Mali) c’est un chanteur renommé, guitariste et compositeur de chansons. Il est surnommé « Kar Kar » (« casser-casser »), en référence au dribble du football qu’il pratique assidument et avec un certain talent pendant sa jeunesse. Il est apparu dans les années 1960. Il était une vedette au Mali et un symbole du pays nouvellement indépendant (voir histoire du Mali). Ses chansons, très populaires, chantent l’avènement du Mali indépendant et de son président, Modibo Keita. Cependant, il n’a effectué aucun enregistrement, et comme il n’y avait aucune redevance payée aux musiciens, il reste très pauvre et a dû travailler pour joindre les deux bouts.

Lorsque Modibo Keita est renversé par Moussa Traoré en 68, Boubacar Traoré, considéré comme un artiste du régime précédent, va disparaitre des ondes. Sa popularité s’étiole, jusqu’à son retour surprise à la télévision en 1987, alors que tout le monde le croyait mort.

Après la mort en couches de sa femme en 1989, il émigre en France et effectue des travaux dans la construction pour subvenir aux besoins de ses six enfants. A ce moment-là, un producteur britannique découvre une bande de ses enregistrements radio à Bamako, se met à sa recherche en France et lui fait signer un contrat. Son premier album, Mariama, sort en 1990. Depuis lors, Traoré connait la popularité internationale, voyageant de l’Europe à l’Afrique et en Amérique du Nord. Boubacar Traoré était le sujet en 2001 du film je chanterai pour toi de Jacques Sarasin, sorti en DVD en 2005 et du livre Mali Blues de Lieve Joris, aux éditions Actes Sud.


Un parcours de vie qui impose le respect, parfaitement retracé dans le documentaire « Je Chanterai pour toi » , de Jacques Sarasin grâce auquel j’ai pu découvrir l’artiste, je vous le recommande chaudement…

Voici d’ailleurs un extrait de ce documentaire qui vous donnera un aperçu de l’artiste, just listen close ya eyes and enjoy the vibe  😉

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